Difficultés et troubles de l'apprentissage
Près de 20% des enfants présentent des difficultés scolaires dont les causes sont multiples. Lorsqu’elles sont passagères, on parle de difficultés d’apprentissage. On les considère comme troubles spécifiques des apprentissages (plus connus sous le terme « DYS »)lorsque la difficulté est persistante (plus de 18 mois). Ils concerneraient au moins 5 à 6 % des enfants, soit un enfant par classe. Ce sont des troubles neuro-développementaux, présent depuis la naissance et qui persistent toute la vie. Il existe aujourd’hui de nombreuses rééducations et stratégies de compensation qui permettent de mieux vivre avec ces troubles. Parmi elles, la rééducation de l’écoute du Professeur Tomatis a a fait ses preuves.
Pour le Professeur Alfred Tomatis, Docteur en médecine ORL et spécialiste des troubles de l’audition et du langage, “La quasi-totalité des enfants qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter correctement souffrent de troubles d’ordre auditif”.
Pour quelles difficultés d’apprentissage est-ce efficace ?
Des statistiques obtenues à partir de 530 questionnaires envoyés par 30 centres du Réseau Européen montrent que 89.94% des parents ayant fait faire à leurs enfants une démarche d’Audio-Psycho-Phonologie l’ont jugée bénéfique.
Les progrès observés sont sur le plan de la concentration, de la mémoire, de la lecture, de l’orthographe, de l’écriture et de la motivation. L’intégration corporelle s’améliore et l’énergie est mieux canalisée. Enfin, l’enfant devient plus épanoui, plus confiant et plus autonome.
Les difficultés de lecture, de langage oral et écrit
Une lettre, un mot, est avant tout un son
Un enfant peut ne présenter aucun problème d’audition et pourtant avoir du mal a distinguer les sons les uns des autres. Ce n’est donc pas un problème d’audition mais un problème lié à la qualité de son écoute.
L’enfant présente alors une distorsion dans la perception des sons qu’il entend très bien mais est incapable de différencier. Il aura alors du mal à reproduire ce qu’il entend. Les conséquences d’une écoute déréglée peuvent se faire sentir sur la lecture, le langage, l’écriture, la prononciation, la fluidité.
Zoom sur l’acquisition du langage oral
L’origine du langage se trouve bien avant la naissance : à quatre mois et demi de vie intra-utérine, l’oreille est déjà fonctionnelle et l’enfant est à l’écoute de la voix maternelle. À la naissance, l’enfant passe d’une audition liquidienne à une audition aérienne. Pour ce faire, les muscles de l’oreille commencent un long et capital travail d’analyse et de compréhension de l’univers des sons.
Dans le brouhaha sonore, l’enfant va chercher à percevoir la voix de sa mère, premier contact vital à garder à tout prix. Les voix sont de plus
en plus vite identifiées et il s’agit alors de “découper” le discours en phrases, puis en mots, en syllabes, et enfin en voyelles et consonnes.
Cependant, comme l’a démontré le Pr Tomatis, une bonne audition n’est pas suffisante pour bien reproduire les sons. En effet, la plupart des
difficultés de langage, parlé et écrit, ne sont pas liées à des problèmes d’audition mais à des problèmes d’écoute.
Les difficultés de concentration, de mémorisation
Une oreille à l’écoute permet d’améliorer la concentration
Une écoute perturbée aura pour conséquence des difficultés pour faire abstraction des bruits ambiants afin de se concentrer sur la voix de son enseignant par exemple. Ainsi, l’effort à produire pour rester concentré demande beaucoup d’énergie et ne peut être que de courte durée.
En améliorant les capacités de concentration, on améliore la mémorisation.
Zoom sur le mécanisme de l’écoute
Les difficultés liées à l’intégrateur vestibulaire
l’oreille peut jouer une rôle dans la dysgraphie, dyspraxie et dyscalculie (ancienne nomenclature)
En quoi consiste la rééducation ?
